L’insécurité franchit un nouveau palier rouge dans les territoires de Kasenga et Pweto. La société civile monte au créneau et exige une intervention militaire et sécuritaire immédiate après l’attaque sanglante d’un convoi de l’entreprise minière Ever Bright Mining.
Le sang a encore coulé dans la province du Haut-Katanga. Une embuscade d’une rare violence a ciblé un véhicule de la société minière Ever Bright Mining Dikulushi, coûtant la vie à un compatriote et se soldant par le rapt de trois ressortissants étrangers.
Selon des sources concordantes sur place à Mukobe, les faits se sont déroulés sur le tronçon routier reliant Mukupa à Mukobe. Une Jeep Land Cruiser blanche, appartenant à la flotte de la compagnie minière, a été violemment prise pour cible par des assaillants armés non encore identifiés.
Le conducteur du véhicule, Kishala Mwimba Enock, un chauffeur congolais chevronné au service de l’entreprise, a été mortellement touché par plusieurs balles. Il a succombé à ses blessures sur le lieu de l’attaque.
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Après avoir abattu le chauffeur, les criminels ont pris le contrôle du véhicule pour enlever trois ressortissants chinois présents à bord. Il s’agit de deux hommes et d’une femme, tous cadres ou employés pour le compte de la société minière. Ils ont été conduits vers une destination inconnue.
Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé et s’inscrit dans une série noire qui frappe le Grand Katanga. Pas plus tard que le 1er août 2026, un opérateur économique de nationalité indienne avait été attaqué dans des circonstances quasi identiques à Lumekete, une localité située dans la chefferie Kyona.
Face à ce mode opératoire répétitif — ciblant spécifiquement les investisseurs et les travailleurs du secteur minier —, la Société Civile du Congo a exprimé sa profonde amertume et sa vive indignation. Elle fustige le climat de terreur qui s’installe progressivement dans les territoires de Kasenga et de Pweto, des zones pourtant cruciales pour l’économie nationale.
Pour les forces vives de la région, l’heure n’est plus aux simples condamnations de façade : l’urgence sécuritaire s’impose.
« Nous demandons expressément aux autorités territoriales de Kasenga et de Pweto de déployer sans délai un système de sécurité rapide et interconnecté », déclare un représentant local de la société civile. « Il faut tout mettre en œuvre pour traquer et appréhender les auteurs de ce crime, localiser d’urgence les trois expatriés portés disparus, et faire toute la lumière sur cette affaire. »
Cette recrudescence du banditisme armé menace directement le climat des affaires, le développement du tourisme local et, avant tout, la vie des paisibles citoyens congolais et des expatriés venus investir dans le pays. La population exige désormais des patrouilles militaires accrues et des postes de contrôle renforcés sur ces axes routiers devenus des coupe-gorges.
JAMES KABWE




























































