Un élément de la Police nationale congolaise (PNC), identifié comme Kashinda Tshonga, a été interpellé et présenté lundi lors de la parade hebdomadaire organisée au commissariat provincial de la PNC à Lubumbashi. Il est accusé d’avoir violemment agressé une femme en lui portant un coup avec son arme de type AK-47 au niveau de l’œil gauche dans la nuit de dimanche à lundi, au quartier Karavia.
Selon les informations communiquées lors de cette parade, l’incident a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique locale après la diffusion d’une alerte par le député honoraire Vital Sunzu.
À la suite de cette dénonciation, le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba a ordonné l’arrestation immédiate du policier mis en cause.
La victime, dont l’identité n’a pas été révélée, a été prise en charge et transférée à la clinique du Golf pour recevoir des soins appropriés. Son état de santé n’a pas été officiellement communiqué par les autorités au moment de la présentation du suspect.
Lors de son intervention, le commissaire provincial adjoint de la PNC dans le Haut-Katanga a insisté sur la gravité des faits reprochés à l’agent. Les premiers éléments recueillis indiquent que la victime ne se trouvait pas en état d’ébriété au moment de l’agression, contrairement à certaines allégations avancées après l’incident.
Face à la gravité des blessures infligées et aux circonstances de l’affaire, la hiérarchie policière a décidé de mettre le prévenu à la disposition de l’Auditorat militaire. Celui-ci devra désormais répondre de ses actes devant la justice militaire, compétente pour connaître des infractions commises par les membres des forces de sécurité.
Cette affaire relance le débat sur le comportement de certains agents des forces de l’ordre et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de discipline et de contrôle au sein de la Police nationale congolaise. Les autorités provinciales ont réaffirmé leur volonté de lutter contre les abus et de sanctionner tout comportement contraire à la mission de protection des citoyens confiée aux forces de sécurité.
HERVÉ KABWATILA




























































