À 24 heures de la rentrée parlementaire pour la session budgétaire de septembre, l’opposition regroupée au sein de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) intensifie sa mobilisation pour sa manifestation prevue le même jour sur l’étendue du pays.
Alors que les leaders de cette plateforme ont maintenu leur sit-in devant le Palais du Peuple à Kinshasa, en provinces, les autorités sont catégories.
Dans la province du Kasaï-Central, les autorités provinciales ont suspendu jusqu’à nouvel ordre, tout attroupement ou rassemblement de plus de 10 personnes à Kananga.
Dans un communiqué, la maire de Kananga Rose Muadi a mis en avant des raisons sécuritaires.
En réaction, la C64/Kasaï-Central a maintenu sa manifestation dénonçant une mesure d’anticonstitutionnelle.
D’après elle, cette interdiction prive les opposants de leur droit de manifester en violation de l’article 26 de la constitution.
« Cette interdiction est un excès de pouvoir et une violation de la Constitution. Nous appelons nos militants et militantes à ne pas céder à la provocation. La marche n’est pas une faveur d’une autorité. C’est un droit et nous avons le droit de tenir notre manifestation », a déclaré Georges Nyembu, porte-parole adjoint du parti Engagement Citoyen pour le Développement (ECIDÉ), parti politique de Martin Fayulu au Kasaï-Central.
Face à ce bras de fer, la Mairie a annoncé le déploiement des éléments de la police afin d’empêcher cette manifestation qui, selon les organisateurs, visent à dire non au changement de la constitution.
Mont Carmel NDEO




























































