La rentrée parlementaire de septembre au Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, notamment dans l’est du pays, où une partie du territoire reste affectée par les violences armées.
Dans son discours d’ouverture de la session budgétaire 2026, le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde, a exprimé la solidarité du Sénat envers les populations touchées par le conflit et réaffirmé son soutien à la voie diplomatique privilégiée par le président Félix Tshisekedi.
« Cette rentrée parlementaire intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, particulièrement dans la partie est de notre pays », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde lors de son allocution au Palais du peuple, à Kinshasa.
Le président du Sénat a notamment évoqué la situation des populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, confrontées aux conséquences de la guerre, aux violences armées, aux déplacements forcés ainsi qu’à de graves atteintes aux droits humains.
« À nos compatriotes éprouvés par ce drame profond et destructeur, à ceux qui ont perdu des proches, leurs maisons ou leurs moyens de subsistance, le Sénat adresse sincèrement sa compassion et sa solidarité », a-t-il ajouté.
Soutien à la voie diplomatique
Face à la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, Jean-Michel Sama Lukonde a réaffirmé la volonté du Sénat de soutenir les efforts diplomatiques engagés pour parvenir à une solution pacifique au conflit.
« Face à cette insécurité, le Sénat tient à soutenir la voie diplomatique et du dialogue souhaitée par le président Félix Tshisekedi pour faire régner la paix sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il indiqué en substance.
Cette position intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est du pays demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les institutions congolaises. Le conflit continue notamment d’avoir des conséquences humanitaires importantes pour les populations civiles.
Hommage aux forces de défense et aux Wazalendo
Dans son discours, le président de la chambre haute a également rendu hommage aux membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Police nationale congolaise et des autres services de défense et de sécurité engagés dans la protection du territoire. Il a associé à cette reconnaissance les résistants patriotes Wazalendo, saluant leur engagement aux côtés des forces nationales.
« Nous renouvelons la reconnaissance de la nation » à tous ceux qui se dévouent quotidiennement à la mission de protéger l’intégrité territoriale nationale et les populations, a déclaré le président du Sénat.
La séance d’ouverture s’est tenue au Palais du peuple, en présence notamment du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, et de la Première ministre, Judith Suminwa.
Au-delà des questions sécuritaires, l’ouverture de cette session budgétaire marque le début des travaux consacrés aux principaux enjeux législatifs et financiers du pays. Dans ce contexte, les préoccupations liées à la sécurité, à la situation humanitaire dans l’Est et aux réponses de l’État devraient continuer d’occuper une place importante dans les débats parlementaires.
Par son message de compassion aux victimes et son appel à privilégier le dialogue et la diplomatie, le président du Sénat a ainsi placé la question de la paix et de l’intégrité territoriale au cœur de cette rentrée parlementaire.
HERVÉ KABWATILA



























































