Le professeur Jean-Jacques Muyembe a appelé mardi au renforcement du système de santé et de la surveillance épidémiologique en République démocratique du Congo (RDC), afin de permettre une détection rapide de toute nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola.
À l’issue d’une mission effectuée à Bunia dans le cadre de la réponse à l’épidémie, le coordonnateur du Secrétariat technique de la riposte contre Ebola a estimé que la menace demeurait présente en raison de la circulation persistante du virus.
« Des épidémies d’Ebola vont encore survenir, parce que le virus continue à circuler », a déclaré le professeur Muyembe.
Face à ce risque, il a insisté sur la nécessité de consolider les capacités de surveillance et de réponse du système de santé, notamment pour identifier rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie.
Au cours de sa mission, le professeur Muyembe a également relevé plusieurs innovations mises en œuvre dans le cadre de la riposte. Il a notamment cité les dispositifs de distribution d’eau ainsi que la construction rapide des centres de traitement d’Ebola (CTE).
Ces initiatives constituent, selon lui, des acquis à préserver et à renforcer dans les futures interventions sanitaires.
Le spécialiste a toutefois appelé à une vigilance accrue concernant les mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI), particulièrement dans les établissements de santé. La protection du personnel médical et paramédical reste un enjeu majeur dans la lutte contre Ebola, compte tenu du risque d’exposition auquel les soignants peuvent être confrontés.
« Je ne voudrais plus entendre qu’après notre passage ici, il y a encore un médecin ou un infirmier qui est infecté », a lancé le docteur Muyembe.
Son appel intervient alors que la RDC continue de renforcer ses capacités de préparation et de réponse face aux maladies épidémiques. Pour les acteurs de la riposte, l’amélioration de la surveillance, la disponibilité des infrastructures adaptées et l’application rigoureuse des mesures de prévention et de contrôle des infections constituent des éléments essentiels pour limiter l’impact de futures flambées.
HERVÉ KABWATILA



























































