Le Bureau du coordonnateur principal de la riposte à Ebola des Nations Unies, dirigé par Julien Harneis, a condamné le meurtre d’un infirmier impliqué dans la lutte contre l’épidémie dans le territoire de Bafwasende, province de la Tshopo.
L’attaque, survenue le samedi 24 octobre 2026, a également fait un blessé grave, un directeur d’école primaire engagé dans la riposte sanitaire.Le personnel engagé dans la lutte contre Ebola fait face à de nouvelles violences dans le territoire de Bafwasende, dans la province de la Tshopo.
Un infirmier a été tué le samedi 24 octobre 2026, tandis qu’un directeur d’école primaire, lui aussi impliqué dans la riposte contre l’épidémie, a été grièvement blessé lors de la même attaque.
Selon le médecin-chef de la zone de santé de Bafwasende, le Dr Likilo Marcel, les deux hommes ont été agressés par des jeunes qui les accusaient de propager le virus Ebola dans une source d’eau.
Face à ce drame, le Bureau du coordonnateur principal de la riposte à Ebola des Nations Unies a fermement condamné les faits et appelé à l’ouverture d’une enquête approfondie pour établir les circonstances de l’attaque et déterminer les responsabilités.
Dans un message publié sur son compte X le lundi 26 octobre, Julien Harneis a dénoncé cette attaque et exhorté les communautés à garantir la sécurité du personnel sanitaire mobilisé dans la lutte contre l’épidémie.
« Je condamne fermement cette attaque et encourage une enquête approfondie. J’appelle les communautés à protéger les agents de santé et à leur permettre de travailler en toute sécurité », a-t-il déclaré dans un message consulté par la rédaction de Foxtime.cd
Cet appel intervient dans un contexte marqué par des actes de violence récurrents contre les personnes impliquées dans la riposte sanitaire à Bafwasende, où la méfiance de certains habitants complique les interventions des équipes de santé.
Le médecin-chef de la zone de santé, le Dr Likilo Marcel, a également signalé d’autres incidents visant des agents sanitaires et leurs proches dans la région.
« C’est la énième fois. Récemment, on a brûlé la maison d’un relais communautaire et, ce matin, on a agressé l’enfant d’un infirmier à 9 kilomètres du bureau central », avait-il déclaré.
Ces incidents illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de terrain dans l’exercice de leurs missions, alors que leur sécurité demeure essentielle à la continuité des activités de prévention et de lutte contre Ebola.
Le meurtre de cet infirmier et les violences visant d’autres personnes engagées dans la riposte soulèvent de nouvelles inquiétudes quant à la protection des équipes sanitaires dans le territoire de Bafwasende.
Dans ce contexte, la condamnation des Nations Unies s’accompagne d’un appel à la responsabilité collective afin de prévenir de nouvelles attaques et de permettre aux agents de santé de poursuivre leur travail dans des conditions sécurisées.
La lutte contre Ebola repose notamment sur la collaboration entre les communautés et les équipes sanitaires.Les actes de violence et les accusations de propagation du virus risquent ainsi de fragiliser les interventions sur le terrain et de compliquer les efforts de riposte.
HERVÉ KABWATILA




























































