La Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a organisé, jeudi 17 septembre à Kinshasa, la deuxième édition de la Journée nationale Justice et Paix. Placée sous le thème « Investir pour une paix inclusive afin de bâtir une RDC plus juste, où règnent la compassion, l’égalité et la dignité pour tous et toutes », la rencontre a notamment porté sur les enjeux et les conditions d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Des acteurs de différents horizons se sont réunis à Kinshasa à l’occasion de cette deuxième édition de la Journée nationale Justice et Paix. Au centre des échanges : la recherche de voies susceptibles de favoriser la paix, la cohésion nationale et la consolidation de l’État en République démocratique du Congo.
Plusieurs panels ont été organisés afin de permettre aux participants de réfléchir et d’échanger sur les enjeux, les perspectives et les conditions d’un dialogue national inclusif en RDC.
Parmi les intervenants figurait Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement. Il a présenté, au cours des échanges, la vision du président de la République concernant le dialogue national annoncé.
« J’ai eu l’occasion d’expliquer la vision du président de la République de ce dialogue, qu’il avait détaillée dans son discours du 27 août dernier, où il a fixé plus ou moins le cadre de ce pourquoi nous devons nous retrouver : pour les objectifs de paix, de cohésion nationale et de refondation de l’État », a déclaré Patrick Muyaya.
Alors que les appels en faveur d’un dialogue inclusif se multiplient, le porte-parole du gouvernement a également évoqué les différents mécanismes diplomatiques engagés autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Selon Patrick Muyaya, les discussions menées à Washington et à Doha s’inscrivent dans des dimensions spécifiques de la recherche d’une solution à cette crise. Le dialogue national envisagé aurait, pour sa part, une vocation différente : rassembler les forces nationales autour des grandes questions relatives à l’avenir du pays.
Cette distinction entre les différents cadres de discussion intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est demeure au cœur des préoccupations nationales et régionales. Les échanges organisés par la CENCO ont ainsi permis de replacer la question du dialogue dans une réflexion plus large sur la paix, la justice et la cohésion nationale.
À travers le thème retenu pour cette deuxième Journée nationale Justice et Paix, la CENCO entend mettre l’accent sur la nécessité d’une paix fondée sur l’inclusion, l’égalité et la dignité.
Les participants ont été appelés à réfléchir aux conditions permettant de faire du dialogue un espace de concertation autour des enjeux nationaux, dans la perspective de renforcer la cohésion sociale et de contribuer à la construction d’un État plus juste.
La rencontre de Kinshasa intervient ainsi dans un contexte marqué par des initiatives diplomatiques parallèles et par les débats sur les modalités d’un éventuel dialogue national. Les discussions menées lors de cette journée ont porté à la fois sur les perspectives de paix et sur les conditions nécessaires à une participation inclusive des différentes composantes de la société congolaise.
HERVÉ KABWATILA



























































