L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a donné son feu vert pour le lancement du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), exigeant du gouvernement la rigueur tout au long du processus.
Dans sa prise de parole lors d’une séance académique organisée au Palais du Peuple à l’initiative du Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, Aimé Boji Sangara a appelé, à la mise en place d’un mécanisme de suivi permanent du processus.
Pour le Président de l’Assemblée nationale, le Parlement doit être régulièrement informé de l’évolution du processus afin de mieux assurer son rôle constitutionnel de contrôle, de suivi et d’accompagnement des politiques publiques.
Accompagné de plusieurs Membres du Bureau de l’Assemblée nationale, dont le Premier Vice-président, l’Honorable Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, le Rapporteur, l’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli, la Questeure, l’Honorable Chimène Polipoli, ainsi que la Questeure adjointe, Grâce Neema, Aimé Boji Sangara a également appelé les Députés nationaux à jouer un rôle actif dans la sensibilisation de la population.
La campagne nationale de sensibilisation débute à la mi-juillet 2026, tandis que la collecte effective et les opérations de terrain commencent dès le mois d’août 2026 et s’étaleront jusqu’en 2027.
Estimé globalement à près de 200 millions de dollars américains, le projet s’appuie sur une contribution étatique immédiate de 30 millions de dollars. Le reste est couvert par une mobilisation réussie auprès des bailleurs de fonds internationaux.
L’opération bénéficie de l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA RDC) et du PNUD, qui déploieront l’« intelligence démographique » via de nouvelles technologies pour une collecte exhaustive.
En tant qu’autorité budgétaire, le Parlement a la responsabilité d’intégrer et de sécuriser les ressources financières du RGPH2 dans les futures lois de finances pour éviter toute rupture technique.
Le Parlement insiste sur un monitoring constant des opérations, car l’insécurité persistante dans l’est du territoire national représente un obstacle majeur pour garantir un recensement totalement inclusif.
Ce projet de souveraineté nationale est jugé indispensable par les autorités pour fonder les politiques publiques — comme la gratuité de l’enseignement ou le programme de développement des 145 territoires — sur des statistiques fiables et non plus sur de simples projections
JAMES KABWE



























































