À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le gouvernement a décidé d’ériger les périmètres de la rocade Sud-Est–Sud-Ouest en zone non aedificandi.
Dans un arrêté, le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa a décrété une « tolérance zéro » contre les occupations illégales, précisant que ces espaces sont désormais placés sous haute surveillance.
Selon le ministère de l’Aménagement du territoire, « les espaces réservés à la construction de la rocade Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa sont désormais des zones strictement protégées ».
Le gouvernement avertit que toute construction, vente ou installation sur ces emprises sera assimilée à une défiance à l’autorité de l’État.
« Ne jetez pas votre argent par les fenêtres. Toute construction, vente ou occupation sur ces emprises sera considérée comme une défiance à l’autorité de l’État et fera l’objet de la rigueur de la loi, notamment la démolition sans préavis. La modernisation de Kinshasa ne sera pas prise en otage », prévient le ministère sectoriel.
Longue de 73 km, la rocade de Kinshasa reliera la cité de Mbudi, en passant notamment par la route de la caravane, puis traversera plusieurs quartiers, dont Mitendi, Joli-Site, Bralima, Riflar, Rail, Ndjili Brasserie, Cecomaf, Buma et Ndjoko. Elle débouchera ensuite sur la route nationale n°1, par Badara.
Cet axe constitue une route de contournement visant à désengorger la capitale en reliant ses parties Sud-Est et Sud-Ouest, afin de fluidifier la circulation vers l’aéroport international de N’djili.
D’après l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), le coût global du projet s’élève à 369 millions de dollars américains. La livraison de l’ouvrage est prévue pour septembre 2027.
Mont Carmel NDEO



























































