L’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué, ce mercredi 22 avril, les consultations lancées le 20 du même mois, par l’Union Sacrée, plateforme politique soutenant la vision du Président Félix Tshisekedi, en prélude au changement de la constitution.
Malgré le rétropédalage du secrétaire permanent et porte-parole de l’USN, André Mbata, le leader de la coalition Lamuka a mis en garde contre cette initiative dans un contexte d’occupation d’une partie du pays par le Rwanda.
« Réviser notre Constitution aujourd’hui, dans un contexte de chaos où une partie du territoire est occupée par le Rwanda, où l’autorité de l’État s’érode, où des administrations parallèles prolifèrent et où le peuple souffre chaque jour, c’est s’engager sur une voie périlleuse, aux conséquences dangereuses », a-t-il averti.
À l’instar de Bahati Lukwebo, membre du présidium de l’USN, le président national de l’ECiDé rappelle que « le problème de la RDC n’a jamais été le texte constitutionnel, mais le refus persistant de le respecter ».
« Changer ou réviser la Constitution ne transformera pas ceux qui la violent », a-t-il affirmé.
Dans sa réflexion, le candidat président de la République ( 2018 et 2023) qualifie les initiateurs de cette campagne d’ennemis publics.
« Nos ennemis ne sont pas uniquement à nos frontières. La soif du pouvoir au détriment du peuple constitue une menace intérieure tout aussi grave », a argué Martin Fayulu.
Dans la foulée, l’opposant a exhorté la majorité au pouvoir à faire preuve de prudence face à cette question sensible.
« La sagesse bantoue nous enseigne la prudence face à l’irréversible. Que ceux qui jouent avec le destin de 120 millions de Congolais prennent la mesure de leur responsabilité, avant qu’il ne soit trop tard. Les hommes passent. La Nation demeure. Craignons Dieu », a-t-il conclu.
Depuis plusieurs mois, la famille politique du Président Tshisekedi s’est publiquement prononcée en faveur du changement de l’actuelle constitution.
Pour y parvenir, le secrétaire permanent de la coalition USN, André Mbata a annoncé dans son communiqué du 20 avril récent, le début de l’opération de collecte d’avis des partis, regroupements politiques, confessions religieuses et consorts en rapport avec la réforme constitutionnelle.
A l’issue de cette opération prévue en mai, l’USN prévoit de mettre en place une commission qui fera rapport au Chef de l’Etat pour arbitrage.
Mont Carmel NDEO































































