Les étalages de fortune installés sur plusieurs avenues autour du Grand Marché de Kinshasa (Zando) seront démolis dès ce mercredi 22 avril 2026 soir. L’annonce a été faite par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, à l’issue d’une descente sur le terrain menée dans le cadre de l’opération « Balabala eza wenze te ».
Sur place, l’autorité urbaine a constaté une occupation jugée anarchique des voies publiques par des commerçants, transformant certaines artères en marchés informels. Cette situation, selon les autorités, entrave la circulation et compromet les efforts d’assainissement de la capitale.
Face aux vendeurs, les échanges ont été directs, parfois tendus.Plusieurs commerçants ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’absence de solutions immédiates pour poursuivre leurs activités.
« Nous comprenons la décision, mais nous n’avons pas d’autres endroits pour travailler », confie une commerçante rencontrée sur les lieux.
Malgré ces préoccupations, le gouverneur est resté ferme. Il a insisté sur la nécessité de libérer les espaces publics et de réorganiser le commerce urbain. « Les avenues ne peuvent plus servir de marchés. La ville doit être assainie. Des espaces ont été prévus dans le nouveau marché pour accueillir les commerçants », a déclaré Daniel Bumba Lubaki.
Il a également précisé qu’il s’agissait du « dernier avertissement », annonçant le début immédiat des opérations de démolition dès ce soir.Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large visant à restaurer l’ordre dans l’espace public et à mettre fin aux marchés installés de manière informelle sur les principales avenues de la capitale.
En parallèle, les autorités indiquent que le nouveau marché central de Kinshasa entre dans sa phase finale d’aménagement.Présenté comme une solution durable, ce site est censé accueillir les commerçants opérant actuellement dans des conditions précaires aux abords du centre-ville.
Pour faciliter cette transition, le gouverneur a annoncé la prorogation du délai de souscription pour l’attribution des emplacements, désormais fixée au 28 avril. Une décision qui vise à permettre à un plus grand nombre de commerçants de régulariser leur situation.
Alors que les opérations de démolition s’apprêtent à débuter, de nombreux vendeurs restent dans l’incertitude, partagés entre la nécessité de se conformer aux nouvelles règles et les difficultés concrètes de relocalisation. La mise en œuvre effective de ces mesures sera déterminante pour l’avenir du commerce informel dans la capitale congolaise.
HERVÉ KABWATILA






























































