Cent vingt-deux enfants, dont 36 filles, ont été retirés des groupes armés actifs dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, à la suite d’une opération menée conjointement par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), le Bureau pour le Volontariat au service de l’Enfance et de la Santé (BVES) et le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (P-DDRCS).
Selon les acteurs impliqués dans cette initiative, les enfants ont été dissociés des groupes armés entre le 14 et le 18 mai 2026 avant d’être pris en charge par les structures spécialisées dans la protection de l’enfance opérant dans la région. À ce jour, 110 d’entre eux ont déjà retrouvé leurs familles, tandis que les démarches se poursuivent pour permettre aux 12 autres enfants de rejoindre leur milieu familial avec l’appui des partenaires de l’UNICEF.
Cette avancée est le résultat d’une série d’actions de sensibilisation, de plaidoyer et d’engagement menées auprès des groupes armés présents dans le territoire de Walikale.
Ces démarches ont conduit à la signature d’actes d’engagement et de feuilles de route par trois groupes armés, à savoir UHURU, Raïya Mutomboki et Raïya Kujigomboa, devant les autorités provinciales. Ces documents visent à mettre un terme au recrutement et à l’utilisation des enfants dans leurs rangs.
Les opérations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action conjoint entre les Nations unies et le Gouvernement congolais destiné à mettre fin aux violations graves des droits des enfants, notamment leur recrutement et leur utilisation par les forces et groupes armés en République démocratique du Congo.
En prélude à cette opération, un atelier de coordination consacré à la dissociation des enfants des groupes armés a été organisé le 12 mai dernier à Beni.
La rencontre a réuni les autorités territoriales de Beni, Lubero et Walikale ainsi que les maires des villes de Beni et Butembo, sous l’égide du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
À l’issue des travaux, les autorités ont appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs concernés afin de réduire le phénomène du recrutement des enfants par les groupes armés qui continuent d’opérer dans plusieurs zones de la province.
Par ailleurs, deux missions humanitaires conjointes organisées à Walikale par la MONUSCO, le BVES et le P-DDRCS ont permis de former des représentants de groupes armés ainsi que des membres d’organisations de la société civile sur les enjeux liés à la protection des enfants affectés par les conflits armés.
Les participants à ces formations ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de suivi, tout en assurant une réintégration durable des enfants sortis des groupes armés au sein de leurs communautés.
Dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la persistance des violences armées au Nord-Kivu, la Section Protection de l’Enfant de la MONUSCO et ses partenaires ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les actions de protection et de plaidoyer afin de favoriser le retrait d’autres enfants encore associés aux groupes armés et de lutter contre les violations graves de leurs droits.
Cette opération constitue une avancée importante dans les efforts de protection de l’enfance en RDC et témoigne de la volonté des autorités et de leurs partenaires de garantir un avenir plus sûr aux enfants affectés par les conflits armés.
HERVÉ KABWATILA





























































