Chantal Moboni a annoncé, ce lundi 22 juin, sa démission de ses fonctions de Secrétaire nationale à la Communication et de porte-parole de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), formation politique de l’opposant Martin Fayulu.
Dans une correspondance adressée à la hiérarchie du parti, cette militante de « premières heures », motive sa décision par ce qu’elle qualifie de « silence complice » de sa hiérarchie.
Pour étayer sa décision, elle relève que ses demandes d’éclaircissements sur « une campagne de diabolisation et de diffamation visant son honneur et sa dignité », sont restées lettres mortes.
« Ayant constaté le silence complice de la hiérarchie; en vue de préserver notre respect, honneur, dignité, lutte et sécurité mentale :
Nous venons, par la présente, vous informer de notre démission », a-t-elle écrit.
Dans la même lettre, la démissionnaire évoque des atteintes à son intégrité physique notamment des empoisonnements, des agressions, l’humiliations et de passages à tabac.
En outre, elle affirme avoir, dû tenir son rôle « souvent sans frais de fonctionnement ».
Membre de l’ECiDé depuis 2009, Chantal Moboni, dirigeait jusqu’à sa démission, le département de la communication de puis janvier 2018.
À la tête de ce département stratégique, elle a contribué aux campagnes présidentielles de 2018 et de 2023.
Chantal Moboni quitte le navire au moment où son parti politique est engagé au front contre le changement de la constitution.
Si d’une part, son départ à la tête de ce département, fragilise davantage la communication de l’ECiDé, l’un des principaux partis politiques de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), ce nouveau bloc anti-changement de la constitution, il met en évidence les dissensions internes au sein de la famille politique de Martin Fayulu.
Mont Carmel NDEO





























































