L’opposant Delly Sesanga s’est insurgé contre les propos du président de la République Félix Tshisekedi, qui s’est exprimé notamment sur les questions liées au changement de la Constitution et au report des élections prévues en 2028.
Dans une déclaration relayée sur X, le président national du parti politique Envol estime que Félix Tshisekedi, a dévoilé ses intentions de s’installer durablement au pouvoir.
« Les masques sont tombés. Félix Tshisekedi manœuvre désormais à découvert pour un troisième mandat par plébiscite », a déclaré l’ancien député national.
Candidat à l’élection présidentielle de 2023, Sesanga craint qu’une telle position plonge le pays dans un cycle de tensions institutionnelles.
Il a, à ce titre, appelé à faire obstacle à une prolongation frauduleuse de mandat, qui prendra fin en 2028.
« La RDC ne peut entrer dans un nouveau cycle de tensions institutionnelles et de personnalisation du pouvoir. Tous les démocrates doivent faire obstacle à cette dérive. Le Congo est un grand pays. Il exige de ses dirigeants grandeur, dignité et responsabilité », a-t-il poursuivi paraphrasant Patrice Emery Lumumba.
« Cela se mesure par le respect de la Constitution, des institutions et de la stabilité nationale, non par la recherche frauduleuse d’une prolongation des mandats. Être un homme d’État, c’est avoir le sens de l’Histoire et éviter à son pays de replonger dans les pratiques du passé qui ont conduit au chaos. Ces dérives, les fondateurs de l’UDPS les ont combattues hier ; nous les avons combattues ensemble, au prix de lourds sacrifices pour notre peuple. Une Nation ne se dirige pas par des discours, des promesses ou des plébiscites, mais par le respect de la parole donnée, des institutions et de la démocratie », a-t-il lancé.
Lors de sa conférence de presse, Félix Tshisekedi a indiqué que les élections ne se tiendront pas en 2028 sans la participation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, si la guerre persiste.
En mars, l’opposant politique Delly Sessanga avait dénoncé un « business de la guerre » en RDC.
Selon lui, les crédits alloués à la défense et à la sécurité depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019 s’élèvent à 13,65 milliards de dollars, sans produire « d’amélioration visible » sur le terrain.
Pour Sessanga, la persistance d’une logique de guerre servirait politiquement au pouvoir en place, qui utiliserait la situation sécuritaire comme « écran ou refuge » afin d’éviter les débats politiques et l’obligation de reddition de comptes.
Dans cette logique, il a mis également en garde contre l’usage de l’état de guerre comme prétexte pour retarder ou entraver la tenue des élections prévues par la feuille de route de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Mont Carmel NDEO





























































