L’opposant congolais Eugène Diomi Ndongala, président national du parti Démocratie Chrétienne (DC), est décédé samedi 27 juin dans l’après-midi à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, selon des informations confirmées par ses proches.
Figure connue de la scène politique congolaise depuis plusieurs décennies, Eugène Diomi Ndongala s’était illustré par son engagement au sein de l’opposition et ses prises de position sur les questions de gouvernance, de démocratie et de respect des droits fondamentaux en République démocratique du Congo. Il dirigeait la Démocratie Chrétienne, formation politique dont il était l’une des principales figures.Juriste de formation, il a occupé plusieurs responsabilités publiques au cours de sa carrière politique.
Il faut souligner également qu’il fut fervent aux côtés de Étienne Tshisekedi wa Mulumba père biologique de l’actuel président de la République démocratique du Congo. Il a toujours été très critique face à la gestion du pays , l’une des choses qui ont fait en sorte qu’il soit arrêté par l’ancien régime Kabila pour sa prise de position.
Ancien parlementaire et ancien vice-ministre de l’Économie et des Finances sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko, il avait également été candidat à l’élection présidentielle de 2006.
Au fil des années, Eugène Diomi Ndongala a été au centre de plusieurs controverses politiques et judiciaires qui ont marqué son parcours. Ses partisans le présentaient comme une voix critique du pouvoir, tandis que ses adversaires lui reprochaient certaines prises de position et démêlés avec la justice.
En dehors de la politique, le défunt nourrissait une passion pour les arts martiaux. Pratiquant de karaté, il détenait le grade de ceinture noire 6ᵉ Dan. Il s’intéressait également au football ainsi qu’à la musique, des domaines qu’il suivait avec assiduité.
L’annonce de son décès suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique congolaise, où plusieurs acteurs saluent la mémoire d’un homme qui a marqué, à sa manière, l’histoire politique récente de la RDC.
HERVÉ KABWATILA




























































