Plusieurs acteurs politiques katangais, notamment Thierry Magoma, Gaylord Kilanga, Eric Mutandala et Georges Mawini, ont effectué une visite de courtoisie au siège de l’Action pour le Développement (ARDEV) afin de témoigner leur soutien au nouveau comité dirigeant provisoire du parti, conduit par l’honorable John Ngandu Kaswamanga.
Cette démarche intervient dans un contexte de profondes turbulences internes au sein de cette formation politique fondée par Jacques Kyabula Katwe. Les visiteurs ont présenté l’installation du nouveau comité comme une étape décisive pour la relance de l’ARDEV, tout en exprimant leur volonté de voir le parti renouer avec ses principes fondateurs.
Au cours de cette rencontre, les notables katangais ont vivement critiqué la gestion de l’ancien président du parti, aujourd’hui contesté par une partie des cadres et militants.
Ils l’accusent d’avoir instauré un mode de fonctionnement éloigné des valeurs démocratiques et des règles de gouvernance attendues au sein d’une organisation politique moderne.
« En tant que notable et responsable d’un grand parti politique, nous avons tenu à fouler nos pieds aussi au siège de l’ARDEV. Chose qui ne s’est jamais faite », a déclaré l’un des intervenants lors de la rencontre.
Selon lui, cette absence de rapprochement entre certaines personnalités politiques et la direction précédente s’expliquerait par le climat de méfiance qui régnait au sein du parti.
« Vous allez vous demander pourquoi cela ne s’est jamais fait. Parce que le gérant sortant était un monsieur connu comme conflictuel. Quelqu’un qui disparaît pendant plusieurs jours, quelqu’un qui a démontré son incapacité à gérer correctement le parti », a-t-il affirmé.
Les notables ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des pratiques de népotisme et de concentration du pouvoir au sein de l’ARDEV. Selon eux, le parti ne doit plus être administré comme une structure familiale, mais plutôt comme une organisation politique ouverte et respectueuse des principes de démocratie interne.
« À ce jour, ce parti était géré comme un ménage, comme un bien familial. Trop, c’est trop », a insisté l’un des responsables présents.
Les intervenants ont estimé que certaines nominations et responsabilités attribuées au sein de l’ancien dispositif dirigeant ne respectaient pas suffisamment les critères de représentativité et de mérite politique. Ils ont plaidé pour une gestion plus inclusive, reflétant la diversité des sensibilités composant le parti ainsi que la société congolaise.
Par ailleurs, les personnalités katangaises ont appelé le comité provisoire à organiser dans les meilleurs délais un mini-congrès afin de consolider sa légitimité et de restaurer la confiance des militants.
Selon elles, cette démarche permettrait de clarifier la situation institutionnelle du parti, de définir une nouvelle orientation politique et de renforcer les mécanismes démocratiques internes.
« Nous demandons au comité provisoire de privilégier l’organisation d’un mini-congrès pour assurer pleinement sa légitimité et permettre à l’ARDEV de repartir sur des bases solides », ont-elles déclaré.
Pour ces responsables politiques, la page des divisions internes et d’une gouvernance contestée doit désormais être tournée.Ils considèrent le nouveau comité comme une opportunité de reconstruction et de redynamisation du parti, dans le respect des valeurs démocratiques et de la vision portée par l’Union sacrée de la Nation.
La Rédaction





























































