Le gouvernement de la République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de renforcement de la sécurité alimentaire en approuvant les préalables techniques et opérationnels nécessaires à la mise en service de plusieurs bateaux de pêche récemment acquis. La décision a été prise lors du Conseil des ministres tenu à Kinshasa, à l’issue d’une présentation du ministre de la Pêche et de l’Élevage.
Selon le compte rendu officiel livré par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces navires ont été commandés auprès de partenaires internationaux, notamment en Espagne et en Égypte. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre d’un programme national ambitieux visant à accroître l’offre en produits halieutiques et à soutenir la production locale.
Le lot en provenance d’Égypte comprend trois bateaux de 27 mètres ainsi que cinq unités plus petites d’environ 8 mètres. Ces embarcations ont déjà été réceptionnées sur le territoire national. Avant leur déploiement effectif, elles ont fait l’objet d’une expertise technique approfondie menée par des sociétés spécialisées, afin d’évaluer leur navigabilité ainsi que leur rentabilité économique.
Les résultats de ces analyses sont jugés globalement satisfaisants. Certains navires sont adaptés à la pêche pélagique, avec une capacité d’exploitation allant jusqu’à 200 mètres de profondeur. D’autres, de type chalutier, peuvent atteindre des zones plus profondes, jusqu’à 500 mètres, élargissant ainsi le champ des ressources halieutiques exploitables.
Ce projet s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui ambitionne de réduire la dépendance du pays aux importations de poissons. En renforçant les capacités nationales de production, les autorités entendent également stimuler l’économie locale et améliorer l’accès des populations à des sources de protéines de qualité.
Avec cette validation des préalables techniques, le gouvernement ouvre la voie à l’exploitation prochaine de ces bateaux, perçue comme un levier stratégique pour répondre aux défis alimentaires du pays et valoriser son potentiel halieutique encore largement sous-exploité.
HERVÉ KABWATILA































































