À l’occasion du quatrième anniversaire de son parti, l’Alliance pour le Changement (ACH), célébré le vendredi 24 avril 2026, l’opposant congolais Jean-Marc Kabund a livré une sortie médiatique particulièrement critique à l’égard du président Félix Tshisekedi, sur fond de débat persistant autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Devant militants et cadres de son parti, le président de l’ACH s’est fermement opposé à toute initiative de révision constitutionnelle, appelant le chef de l’État, dont le second mandat approche de son terme, à « sortir par la grande porte ». Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte politique tendu, où plusieurs voix de l’opposition dénoncent une volonté supposée de prolonger le pouvoir en modifiant la loi fondamentale.
Pour étayer son argumentaire, Jean-Marc Kabund a invoqué Article 219 de la Constitution congolaise, qui encadre strictement les conditions de révision constitutionnelle. Cet article interdit notamment toute modification en période d’état de guerre, d’état d’urgence ou d’état de siège, ainsi que lorsque les institutions parlementaires ne peuvent fonctionner librement.
L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a également exhorté le président Tshisekedi à se distinguer de ses prédécesseurs en respectant les dispositions constitutionnelles. « Il doit éviter de connaître le sort de ceux qui ont quitté le pouvoir par coup d’État ou sous la pression des rébellions », a-t-il déclaré en substance.
Dans un ton plus offensif, Jean-Marc Kabund a averti que toute tentative de passage en force entraînerait des actions de contestation. Il a évoqué la possibilité pour l’opposition d’empêcher une prise de pouvoir « par la petite fenêtre », sans toutefois préciser la nature de ces actions.
Enfin, l’opposant a rejeté les discours de certains membres de la majorité accusant la Constitution actuelle d’être d’inspiration étrangère, notamment rwandaise. Selon lui, ce texte est l’émanation du peuple congolais et mérite d’être défendu comme tel.
Cette prise de position renforce la fracture entre pouvoir et opposition sur la question constitutionnelle, à mesure que le pays s’approche des prochaines échéances politiques.
HERVÉ KABWATILA































































