L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de sévir dans l’est et le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), avec un bilan cumulé de 5 375 cas confirmés et 2 557 décès, soit un taux de létalité de 47,6 %, selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), daté du 20 août et publié le 21 août 2026.
D’après ce document, l’épidémie touche désormais six provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo. Au total, 56 zones de santé sont affectées par la flambée épidémique, qui demeure l’une des plus meurtrières enregistrées dans le pays ces dernières années.
Malgré l’ampleur de la crise sanitaire, les autorités sanitaires mettent en avant certaines avancées dans la prise en charge des malades. À ce jour, 1 167 patients ont été déclarés guéris, tandis que 737 personnes restent actuellement en isolement ou hospitalisées dans les structures de traitement dédiées.
L’INSP souligne toutefois que la transmission du virus reste active dans plusieurs foyers. Si la progression quotidienne des cas demeure relativement contenue, aucune nouvelle extension géographique n’a été signalée au cours de la période couverte par le rapport, ce qui constitue un élément encourageant pour les équipes de riposte.
Les efforts de surveillance continuent également de s’intensifier. Le taux de suivi des contacts identifiés a atteint 85,5 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission et détecter rapidement les nouveaux cas.
Parallèlement, le Gestionnaire national de l’incident poursuit sa tournée dans les provinces affectées afin de coordonner les opérations de riposte et de renforcer la collaboration entre les différentes juridictions concernées. Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’initiative interprovinciale « Fleuve sans MVE », destinée à prévenir la propagation du virus le long des principaux axes fluviaux et à améliorer la coordination des interventions sanitaires.
Face à la persistance de l’épidémie, les autorités sanitaires appellent les populations des zones concernées à maintenir le respect des mesures de prévention, notamment le signalement rapide des cas suspects, l’adhésion aux dispositifs de surveillance communautaire et la collaboration avec les équipes de riposte déployées sur le terrain.
La RDC reste ainsi mobilisée pour contenir cette flambée d’Ebola, alors que les partenaires nationaux et internationaux poursuivent leur soutien aux efforts engagés pour limiter les pertes humaines et freiner la propagation du virus.
HERVÉ KABWATILA



























































