La session ordinaire de mars 2026 s’est ouverte officiellement ce lundi 16 mars dans la salle de congrès du palais du peuple de Kinshasa. Une rentrée traditionnellement politique et législative qui se déroulera dans un climat marqué par des enjeux sécuritaires et des débats sur l’avenir institutionnel du pays.
Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale Aimé Boji Sangara a fait un aperçu général de la situation politique, sécuritaire, économique, diplomatique du pays, en mettant un accent particulier sur la fluctuation économique actuelles qui prévaut au pays, confronté aux réalités.
Durant cette session, l’Assemblée nationale convie le gouvernement à avoir des finances rectificatives pour l’exercice 2026 afin d’ajuster certaines prévisions budgétaires aux réalités. Cette démarche permet d’ajuster les recettes et les dépenses publiques afin de garantir la sincérité budgétaire face à l’instabilité conjoncturelle. Cet exercice législatif est essentiel pour maintenir l’équilibre financier, contenir le déficit et assurer la mise en œuvre efficace des priorités publiques malgré les chocs extérieurs.
« La maximisation des ressources internes constitue une condition essentielle pour financer nos politiques publiques renforcer nos services sociaux de base et soutenir les investissements structurants dont notre pays a grandement besoin. La question de la maximisation des recettes publiques se pose aujourd’hui avec une inquiétude particulière dans un contexte d’une économie nationale caractérisé par deux évolutions simultanées.
D’une part, l’appréciation progressive du franc congolais face au dollar américain qui constitue en soi un signal encourageant des stabilités macroéconomiques mais qui exerce néanmoins un effet mécanique de contraction de certaines recettes de l’État libellée en dollars. D’autre part, l’amenuisement temporaire des recettes issues du secteur minier d’une part importante et rapatriée en dollars américains impose au gouvernement un effort accru d’adaptation budgétaire. Ce défi intervient paradoxalement au moment où les perspectives du marché international du cobalt minéré stratégique dont la FDC détient plus de 60% des réserves mondiales redeviennent favorables à la suite de la politique de rétention des stocks mise en œuvre par le gouvernement cette année pour soutenir les prix. » s’est-il exprimé
A l’en croire, dans ce contexte, pour consolider durablement les finances de l’État, il appartient selon lui au gouvernement de « mettre en œuvre des mécanismes innovants et rigoureux de mobilisation des ressources internes susceptibles de compenser les fluctuations conjoncturelles du secteur extractif. »
De même, «la lutte contre la fraude, même si informelle, doit donc démérer une priorité constante de l’action publique. « L’Assemblée nationale, au travers d’un suivi régulier de l’exécution du budget de l’État et par un contrôle parlementaire efficace, s’acquittera volontiers de sa mission d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de maximisation des recettes publiques. » a-t-il insister
Cette collaboration institutionnelle assure que le budget voté à l’Assemblée nationale, reste un outil de pilotage dynamique plutôt qu’une prévision statique, garantissant ainsi la continuité des services de l’État malgré le contexte économique incertain.
JAMES KABWE





























































