La République démocratique du Congo pourrait prochainement être confrontée à un nouveau défi migratoire d’envergure. Selon des informations révélées par le quotidien américain The New York Times, des discussions seraient en cours entre Kinshasa et Washington en vue de l’accueil d’environ 1 100 migrants afghans actuellement en situation irrégulière.
D’après ces révélations publiées le 21 avril, l’initiative serait portée par l’administration du président Donald Trump, qui aurait engagé des pourparlers avancés avec les autorités congolaises. L’objectif : relocaliser ces ressortissants afghans actuellement bloqués au Qatar, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Les personnes concernées auraient, pour la plupart, collaboré étroitement avec les forces américaines durant la guerre en Afghanistan, déclenchée en 2001. Il s’agit notamment d’interprètes, d’anciens membres des forces spéciales afghanes ainsi que de proches de militaires américains.
Le groupe inclurait également plus de 400 enfants, soulignant l’ampleur humanitaire du dossier.
Depuis plus d’un an, ces migrants vivent dans des conditions précaires au camp d’As Sayliyah, une ancienne base militaire américaine située au Qatar. Ils y avaient été évacués pour des raisons de sécurité après la prise de pouvoir des Talibans en 2021.
Selon Shawn VanDiver, président de l’organisation humanitaire Afghan Evac, les Afghans concernés seraient confrontés à une alternative difficile : retourner en Afghanistan, désormais sous le contrôle des Talibans, ou accepter un transfert vers la RDC.
Une telle option soulève des inquiétudes, dans la mesure où la RDC elle-même fait face à des défis humanitaires majeurs, notamment dans sa partie orientale marquée par des conflits armés et des déplacements massifs de populations.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté du gouvernement congolais. Cette absence de communication alimente les interrogations sur la réalité et les modalités éventuelles de cet accord.
Entre août 2021 et mi-2025, plus de 190 000 Afghans ayant collaboré avec les États-Unis ont été réinstallés sur le sol américain après des procédures de vérification. Toutefois, plus de 1 100 d’entre eux restent toujours dans l’attente d’une solution durable, notamment au Qatar.
Si ce projet venait à se concrétiser, il pourrait marquer un tournant dans la gestion internationale des flux migratoires liés aux conflits récents, tout en posant des questions cruciales sur la responsabilité des États et la protection des populations vulnérables.
HERVÉ KABWATILA































































