Une accalmie précaire s’installe dans la commune de Makala, après deux jours de tensions marquées par des affrontements entre éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC). Pour contenir la situation, une patrouille mixte a été déployée mercredi 22 avril 2026 dans cette partie du sud de Kinshasa.
Selon plusieurs sources locales, les heurts ont été déclenchés par l’interpellation controversée de plusieurs jeunes par des agents de la PNC.
Jugée arbitraire par certains témoins, cette opération aurait rapidement suscité des tensions avec des militaires en poste dans la zone, dégénérant en échanges verbaux puis en tirs sporadiques.
Ces affrontements ont provoqué un mouvement de panique parmi les habitants. De nombreux résidents ont préféré se confiner chez eux, tandis que d’autres ont temporairement quitté leurs habitations, craignant pour leur sécurité. « On entendait des coups de feu presque toute la journée. Les enfants pleuraient, personne ne comprenait ce qui se passait », confie un habitant joint sur place.
Dans ce climat d’insécurité, des groupes de délinquants communément appelés « Kuluna » ont profité du désordre pour mener des actes de pillage et de vandalisme. Plusieurs habitations ont été ciblées, et un poste de police a été saccagé, aggravant davantage la situation sécuritaire.
Face à cette escalade, les autorités ont opté pour une réponse coordonnée, en déployant une patrouille conjointe FARDC-PNC afin de restaurer l’ordre et rassurer la population. Cette présence renforcée vise également à prévenir toute résurgence des violences entre les deux corps de sécurité. À ce stade, aucun bilan officiel des victimes ou des dégâts matériels n’a été communiqué.
Toutefois, des sources sécuritaires indiquent que des discussions internes seraient en cours pour établir les responsabilités et éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
La situation reste sous surveillance dans cette commune populaire de la capitale congolaise, où le retour au calme dépendra en grande partie de la discipline des forces engagées et de la confiance de la population envers les institutions chargées de sa protection.
HERVÉ KABWATILA































































