Le tabagisme chez les adolescents est un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale. À travers le monde, environ 37 millions de jeunes âgés de 13 à 15 ans consomment actuellement du tabac.
En République démocratique du Congo (RDC), la consommation de tabac et de nicotine chez les jeunes constitue une préoccupation nationale. En 2014, le pays se classait au troisième rang des pays africains en termes de consommation actuelle de tabac chez les adolescents. L’urbanisation, l’influence des pairs, la publicité ciblée et la faiblesse des réglementations comptent parmi les causes de l’initiation précoce au tabagisme.
Selon les donnees rendue publique par le ministre de la santé Roger Kamba, plus de 5 millions d’adolescents congolais (RDC) âgés de 10 à 17 ans, soit 18,5 % de cette tranche d’âge, sont touchés par le tabagisme. Avec une initiation précoce dès 11 ans, cette crise de santé publique est aggravée par le commerce illicite du tabac.
Lors de sa prise de parole à l’Assemblée nationale jeudi dernier lors de l’examen et de l’adoption du projet de loi autorisant la ratification du protocole pour éliminer le commerce illicite du tabac. Le numéro un de la santé publique à indiqué que, des études indiquent que 50,7 % des jeunes fumeurs manquent de connaissances sur les risques.
« Aujourd’hui, plus de 5 millions d’adolescents congolais, soit 18,5% des jeunes de 10 à 17 ans, ont déjà sombré dans le tabagisme, avec une initiation tragiquement précoce, débutant dès l’âge de 11 ans. La jeunesse du Kenya est à 4%, celle du Nigeria à 6%, et nous, je répète, à 18,5% », a déclaré Roger Samuel Kamba, ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale.
Et d’ajouter :
« Cette situation est aggravée par le fait que plus de la moitié de ces jeunes ignorent les risques mortels auxquels ils s’exposent ».
Le gouvernement congolais, via le ministre de la Santé Roger Samuel Kamba, cherche à renforcer la lutte contre le tabagisme, notamment par la ratification de protocoles internationaux pour éliminer le commerce illicite.
À noter que, Plus de 75 % à 85 % des produits du tabac en RDC seraient illicites, entravant les politiques de lutte.
JAMES KABWE































































