Le Centre de recherche en finances publiques et développement local a annoncé avoir saisi la justice congolaise en vue d’obtenir la récupération de plus de 34,6 millions de dollars américains. Cette somme serait liée, selon l’organisation, à des marchés publics jugés irréguliers dans la gestion du Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda.
Dans un communiqué publié le jeudi 23 avril 2026, dont une copie a été consultée par la rédaction de Foxtime.cd, le CREFDL affirme que ces fonds, destinés à l’indemnisation des victimes des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, auraient été engagés entre 2022 et 2025 dans des conditions ne respectant pas les principes de transparence et de bonne gouvernance.
Selon le CREFDL, plusieurs opérations financières effectuées dans le cadre du FRIVAO soulèvent des préoccupations majeures. L’organisation évoque notamment des paiements importants réalisés au profit de diverses structures dans le cadre de projets d’infrastructures et de services. Certains de ces projets, affirme-t-elle, ne présentent pas de lien clairement établi avec les besoins identifiés ni avec les procédures légales de passation des marchés publics.
Le communiqué fait également état d’écarts significatifs entre les montants initialement prévus et les sommes effectivement décaissées. Ces irrégularités présumées porteraient le total des fonds contestés à plus de 34,6 millions USD.
Face à ces constats, le CREFDL appelle les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur la gestion de ces ressources et à engager les procédures nécessaires pour leur récupération au profit du Trésor public. L’organisation insiste sur la nécessité de situer les responsabilités et de sanctionner d’éventuelles fautes de gestion.
Cette affaire relance le débat sur la gouvernance des fonds publics destinés aux victimes des conflits armés dans l’Est du pays. Elle met en évidence les défis persistants liés à la transparence, au contrôle des dépenses publiques et à l’efficacité des mécanismes de suivi.
Alors que le FRIVAO est censé jouer un rôle clé dans la réparation des préjudices subis par les populations affectées, ces allégations pourraient fragiliser davantage la confiance dans les institutions chargées de gérer ces programmes sensibles.
Plusieurs observateurs appellent ainsi à un renforcement des dispositifs de contrôle et à une plus grande redevabilité dans la gestion des fonds publics.
HERVÉ KABWATILA































































