L’Assemblé nationale à pris position sur la première émission d’Eurobonds de la République démocratique du Congo (RDC) le 9 avril 2026, en exprimant une forte exigence de transparence concernant cette opération historique de 1,25 milliard de dollars.
À la plenière de jeudi dernier, dans sa prise de parole, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a invité le Gouvernement à assurer une communication transparente autour de l’émission du premier eurobond en RDC tout en insistant sur la nécessité de définir clairement les mécanismes de mitigation envisagés.
Des interrogations relevées par plusieurs députés dont Guy MAFUTA, sur les bases juridiques de l’emprunt, notamment par rapport à l’article 15 de la loi sur les finances publiques qui interdirait la participation des banques commerciales locales à ce type d’opérations.
Le Parlement souhaite connaître les détails précis des taux d’intérêt (rendement de 8,75 % rapporté pour une partie) et les modalités de remboursement sur les maturités de 5 et 10 ans.
Le gouvernement a promis de les orienter vers sept projets prioritaires, notamment dans les infrastructures, les transports et l’énergie. Doudou Fwamba a présenté cette opération comme une avancée majeure susceptible d’ouvrir à la RDC l’accès aux financements internationaux, tout en permettant également aux entreprises congolaises de s’inscrire dans cette dynamique financière.
Bien que le succès financier de l’émission soit salué par le président Félix Tshisekedi et les marchés (demande de 5,3 milliards USD), le débat reste vif à l’Assemblée nationale sur la soutenabilité de la dette et la gestion de ces fonds.
JAMES KABWE






























































