Dans un communiqué publié ce lundi 11 mai 2026, la MONUSCO a fermement condamné la récente recrudescence des attaques meurtrières perpétrées contre des populations civiles dans plusieurs provinces de l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon la mission onusienne, des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours dans une série d’attaques enregistrées dans les territoires d’Irumu, de Djugu et de Mambasa, en province de Ituri.
D’autres violences ont également été signalées dans les environs d’Oicha, au Nord-Kivu, ainsi que dans la chefferie des Bafuliru, au Sud-Kivu.
La Mission des Nations unies estime que cette nouvelle flambée de violences illustre, une fois de plus, la menace persistante que représentent les conflits armés pour les populations civiles dans l’Est du pays. Elle déplore une situation sécuritaire toujours préoccupante, marquée par la peur, les déplacements de populations et l’aggravation de la vulnérabilité de communautés déjà affectées par plusieurs années d’instabilité.
La MONUSCO s’est également dite vivement préoccupée par des informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements survenus samedi 09 mai 2026 dans les localités de Kilolirwe et Mushaki, situées dans le Nord-Kivu. Selon les premières informations relayées par la Mission, ces frappes auraient causé des pertes en vies humaines parmi les civils.
Dans son communiqué, la Mission rappelle que toutes les parties impliquées dans le conflit ont l’obligation de protéger les populations civiles et de respecter strictement le droit international humanitaire ainsi que les normes internationales relatives aux droits humains. Elle insiste notamment sur la nécessité de prendre toutes les précautions requises afin d’éviter les pertes civiles et les destructions de biens à caractère civil.
La MONUSCO réitère par ailleurs son appel pressant à l’ensemble des groupes armés et acteurs engagés dans le conflit à mettre immédiatement fin aux attaques contre les civils et à agir conformément au droit international applicable.
Enfin, la Mission onusienne souligne que les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains doivent répondre de leurs actes devant la justice. Pour la MONUSCO, la lutte contre l’impunité demeure essentielle afin de prévenir la répétition de telles violences dans l’Est de la RDC.
HERVÉ KABWATILA





























































