Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, a adressé le 7 mai, une demande d’investigation à l’Agence Nationale de Renseignement (ANR-Beni) contre le député national Mbindule Mitono Crispin, accusé d’avoir tenu des rencontres clandestines avec un groupe armé à Butembo et d’avoir tenu, le 4 mai sur la Radio Canal Wikongo, des propos jugés attentatoires à la sécurité et à la dignité de l’autorité provinciale.
Dans son courrier relayer par le journaliste Stanys Bujakera, transmis en copie au ministre de la Défense et à l’Assemblée nationale, cinq griefs sont retenus contre le député national, dont la diffamation, l’incitation à la révolte et la propagation de faux bruits.
Le gouveneur Militaire invoque l’État de siège pour demander la levée de ses immunités et exiger des mesures conservatoires urgentes à son encontre.
Cette accusation intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu à l’Est de la République démocratique du Congo, où le pouvoir militaire tente de neutraliser l’activisme des factions armées locales et étrangères.
Contexte de la démarche
Le député Crispin Mbindule s’est illustré récemment par de virulentes dénonciations de corruption régionale, notamment en saisissant la Cour des comptes au sujet de la gestion des taxes pétrolières au Nord-Kivu, ce qui accentue la dimension politique de ce bras de fer avec les autorités militaires de la province.
JAMES KABWE





























































