La réouverture du procès relatif à l’assassinat des défenseurs des droits humains Floribert Chebeya et Fidèle Bazana a été réclamée lundi par la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), à l’occasion de la commémoration du 16ᵉ anniversaire de leur disparition, selon un communiqué de cette organisation consulté par la rédaction de Foxtime.cd ce mardi 2 juin 2026.
Dans son message, la VSV a réaffirmé sa détermination à obtenir que tous les présumés responsables de cette affaire répondent de leurs actes devant la justice.
« La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme ainsi que tous les défenseurs des droits humains en RDC et à travers le monde demeurent en attente d’un nouveau procès, celui du lieutenant-général John Numbi et consorts sur l’assassinat dans l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana », a déclaré l’organisation.
Selon la VSV, bien que des avancées aient été enregistrées sous le régime actuel dans le traitement judiciaire de ce dossier, plusieurs zones d’ombre subsistent encore.
L’organisation estime notamment que le principal suspect, présenté comme le général John Numbi, continue de bénéficier d’une situation d’impunité, empêchant ainsi la clôture définitive de cette affaire emblématique de la lutte contre les violations des droits humains en République démocratique du Congo.
La VSV a également appelé les autorités judiciaires à poursuivre leurs efforts afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la disparition et de l’assassinat de ces deux militants des droits humains.
Floribert Chebeya, alors directeur exécutif de la VSV, et son chauffeur Fidèle Bazana avaient disparu le 1er juin 2010 après une convocation à l’Inspection générale de la Police nationale congolaise. Le corps de Floribert Chebeya avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture à Kinshasa, tandis que Fidèle Bazana demeure porté disparu jusqu’à ce jour.
Seize ans après les faits, cette affaire continue de susciter de nombreuses revendications en faveur de la vérité, de la justice et de la lutte contre l’impunité en RDC.
HERVÉ KABWATILA




























































