Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a appelé les habitants de Kinshasa à observer une journée » ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. À travers un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant invite la population à suspendre ses activités pour exprimer son rejet de toute initiative visant, selon lui, à modifier l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
Dans sa publication, Martin Fayulu exhorte les citoyens à se mobiliser » pour défendre la République » et à faire entendre leur opposition à plusieurs enjeux qu’il considère comme des menaces pour le pays. Parmi les revendications mises en avant figurent le refus d’un changement de la Constitution, l’opposition à une éventuelle présidence à vie, le rejet de toute tentative de balkanisation de la RDC, ainsi que la dénonciation de la précarité sociale et des violences qui frappent les populations congolaises.
« Non au changement de la Constitution, non à la présidence à vie en RDC, non à la balkanisation de notre pays », peut-on notamment lire dans le message publié sur le réseau social X.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par plusieurs formations de l’opposition regroupées au sein de la coalition C64, qui conteste l’examen au Parlement de la proposition de loi sur le référendum. Les responsables de cette plateforme estiment que ce débat pourrait ouvrir la voie à une révision constitutionnelle, une perspective rejetée par l’opposition.
Depuis plusieurs jours, les leaders de cette coalition multiplient les appels à la mobilisation populaire afin de défendre ce qu’ils présentent comme les principes fondamentaux de la Constitution et de l’alternance démocratique. Selon eux, la priorité nationale devrait être accordée aux questions sécuritaires et à la préservation de l’intégrité territoriale du pays.
La journée » ville morte » du 3 juin intervient dans un contexte de vives tensions politiques autour du débat sur le référendum et de possibles réformes institutionnelles. Les autorités n’ont pas officiellement réagi au dernier message publié par Martin Fayulu, tandis que les organisateurs maintiennent leur appel à une mobilisation pacifique des citoyens.
HERVÉ KABWATILA




























































