La Coalition d’opposition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a annoncé, ce mardi 16 juin, une série de manifestations d’envergure à travers l’ensemble de la République démocratique du Congo.
Après la journée ville morte du 3 juin et le sit-in du 12 juin contre la loi référendaire, violemment réprimé par la Police nationale congolaise (PNC), l’opposition a appelé à une marche pacifique nationale le 8 juillet.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion d’évaluation de la précédente mobilisation tenue à Kinshasa qui a viré aux affrontements sanglants.
Selon l’opposant Martin Fayulu, qui s’est exprimé devant la presse, l’objectif de cette marche est sans équivoque : exiger la démission du président en exercice, Félix Tshisekedi, accusé d’avoir violé son serment constitutionnel.
La plateforme C64 lui reproche également, entre autres, l’intention de balkaniser le pays et de confier la partie orientale au Rwanda afin de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux quinquennats.
« Félix Tshisekedi a trahi son serment, lui qui avait juré de respecter la Constitution conformément à l’article 74. Nous vous annonçons plusieurs manifestations dans les prochains jours, mais nous commençons dès le 8 juillet sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Cette marche ne se limitera pas à Kinshasa : nous allons exiger la démission de monsieur Félix Tshisekedi parce qu’il a trahi son serment, ensuite parce qu’il veut balkaniser notre pays. Il veut confier l’Est de notre pays aux Rwandais et, enfin, il est entré en rébellion contre la Constitution sur laquelle il a prêté serment. Nous n’allons jamais laisser passer ces manœuvres. Ce pays nous appartient : il restera un et indivisible, comme l’avaient dit Étienne Tshisekedi, Lumumba, Kasavubu, Kimbangu et les autres », a déclaré Martin Fayulu.
À Kinshasa, le lieu prévu pour le déroulement de la marche est le Palais de la Nation, bureau officiel du président de la République.
Cette annonce intervient dans un contexte où les deux Chambres du Parlement (le Sénat et l’Assemblée nationale ) ont adopté la loi fixant les conditions d’organisation d’un référendum en République démocratique du Congo, sans la participation des députés et sénateurs de l’opposition.
Cette loi, taillée sur mesure, selon les opposants, renforce les prérogatives du Président de la République d’organiser le référendum et ouvre la voie à un changement de la constitution.
Mont Carmel NDEO



























































