Le vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Affaires coutumières et Décentralisation, Jacquemain Shabani a interdit tout attroupement y compris les manifestations de masse, les meetings et les marches, à Kinshasa et dans les provinces de la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.
Dans un télégramme adressé aux gouverneurs de ces provinces, le chef de la territoriale justifie cette décision par la nécessité de renforcer la surveillance sanitaire pour briser la chaîne de transmission et de contamination de l’épidémie d’Ebola dans les zones proches de l’épicentre à savoir l’Ituri et les deux Kivu.
Jacquemain Shabani a également enjoint aux autorités provinciales de mettre en observation tout cas suspect et présentant des symptômes du virus. Les gouverneurs sont aussi tenus de transmettre quotidiennement un rapport sur la surveillance épidémiologique dans leurs juridictions respectives.
Selon le rapport publié le 28 juin par l’Institut national de santé, le virus Bundibugyo continue de progresser dans l’est du pays avec 1274 cas confirmés et 360 décès.
Sur le plan de la riposte, 502 patients sont actuellement en isolement ou en hospitalisation, tandis que 178 guérisons cumulées ont été enregistrées. Le taux de suivi des contacts atteint 87,1 % sur l’ensemble des trois provinces, avec plus de 10 000 contacts suivis.
Si le gouvernement évoque une mesure de surveillance sanitaire, l’opposition dénonce une manœuvre subtile visant à restreindre la liberté de manifestation.
La mesure, en effet, intervient à quelques jours de la marche pacifique de l’opposition prévue le 08 juillet prochain à Kinshasa.
Mont Carmel NDEO





























































