Plusieurs agents de la Division urbaine des transports ont été interpellés tôt le matin de ce jeudi 30 avril 2026 pour des faits présumés de tracasserie routière. L’incident s’est produit au niveau du Pont Cabu, un arrêt de bus situé dans la partie nord de la capitale congolaise, selon un communiqué du Commissariat provincial.
D’après les autorités, les agents incriminés, chargés du contrôle des documents de bord, auraient été surpris en flagrant délit d’abus à l’encontre de plusieurs usagers de la route. « Des agents de la Division urbaine des transports […] ont été arrêtés au niveau du Pont Cabu. Ils ont été surpris, ce mercredi 29 avril, en pleine tracasserie de plusieurs usagers de la route pourtant en règle avec tous les documents exigés pour leur circulation », indique le communiqué.
Cette interpellation s’inscrit dans un contexte de lutte accrue contre les pratiques illégales au sein des services publics de contrôle routier. La tracasserie, régulièrement dénoncée par les conducteurs kinois, se manifeste notamment par des contrôles abusifs, des amendes arbitraires ou encore des sollicitations indues.
Pour de nombreux observateurs, cette opération envoie un signal fort quant à la volonté des autorités provinciales de restaurer la discipline et la confiance dans les services chargés de la régulation du transport urbain. Elle pourrait également marquer un tournant dans la répression des comportements déviants souvent pointés du doigt dans ce secteur.
Les tracasseries routières à Kinshasa restent un calvaire quotidien, caractérisé par des extorsions de fonds, des saisies arbitraires de documents et des dégonflages de pneus par des agents de la PCR. Malgré des interdictions, les abus persistent au Pont Cabu et sur le boulevard du 30 Juin, entraînant des embouteillages chroniques.
Des inspecteurs de la Police Nationale Congolaise (PNC) sont déployés pour lutter contre ces pratiques mais malgré cela les policiers inventent des infractions pour soutirer de l’argent. Des agents de contrôle continuent d’être arrêtés pour ces motifs.
HERVÉ KABWATILA






























































