Un incident armé impliquant des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des forces de sécurité de la République du Congo s’est produit le 26 août dans la zone de l’île Makoloko, située à une quarantaine de kilomètres en amont de Makotimpoko, selon un compte rendu consulté par notre rédaction.
D’après ce document, une patrouille mixte composée de gendarmes et de marins congolais (Congo-Brazzaville), déployée au poste de Makotimpoko, aurait été confrontée à un groupe d’éléments des FARDC se déplaçant à bord de quatre embarcations transportant environ une trentaine de personnes.
Les circonstances exactes de la confrontation demeurent encore floues. Le rapport indique toutefois qu’un membre de la patrouille du Congo-Brazzaville aurait ouvert le feu au cours de l’incident. Un adolescent âgé de 15 ans aurait été mortellement touché.
Sa mort aurait provoqué un mouvement de panique parmi les populations riveraines du fleuve Congo, avant que les forces congolaises stationnées à Yumbi, dans la province du Mai-Ndombe, ne soient alertées.
Selon la même source, la confrontation aurait également abouti à la capture de deux membres de la patrouille du Congo-Brazzaville, identifiés comme un gendarme et un marin.
Ceux-ci auraient été conduits vers la localité de Yumbi.Le document fait également état de la disparition de trois autres militaires de la République du Congo, dont deux gendarmes et un marin. Leur sort demeure inconnu à ce stade.
À la suite de cet incident, les autorités congolaises de Brazzaville auraient décidé de renforcer les mesures de sécurité dans la zone concernée. Le niveau d’alerte aurait été relevé parmi les unités déployées sur le terrain, tandis qu’un poste de commandement tactique aurait été activé afin d’assurer le suivi de la situation.Le rapport mentionne par ailleurs une intensification des opérations de renseignement et une surveillance accrue des mouvements observés sur le fleuve.
Il évoque également l’arrivée annoncée de renforts des FARDC en provenance de Bolobo vers le secteur de Yumbi, ainsi que le maintien de plusieurs postes avancés en état de veille.
Face au risque d’une détérioration des relations sécuritaires entre les deux pays voisins, le document recommande une mission de reconnaissance conjointe sur le terrain afin d’établir les faits et de déterminer les responsabilités.
Il préconise également un renforcement des mécanismes de coordination sécuritaire à Makotimpoko et privilégie la voie diplomatique pour désamorcer les tensions. Cette approche viserait notamment à faciliter les recherches des trois militaires portés disparus et à éviter toute escalade dans cette zone frontalière sensible du fleuve Congo.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités de Kinshasa ou de Brazzaville n’a encore permis de confirmer l’ensemble des informations contenues dans ce compte rendu. Les circonstances précises de l’affrontement, les responsabilités des différentes parties ainsi que le sort des militaires signalés disparus restent à éclaircir.
HERVÉ KABWATILA




























































