En marge d’Africa Forward Summit à Nairobi, au Kenya, le président de la République, Félix Tshisekedi a appelé à refondation de la gouvernance mondiale.
Dans son intervention, il a réaffirmé sa proposition en faveur d’un multilatéralisme juste et efficace.
« Le multilatéralisme ne peut plus être un vestige du passé, mais doit devenir le reflet du présent », a-t-il souligné.
Dans ce contexte, il a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de passer d’une gouvernance d’héritage à une gouvernance d’équité.
Pour la RDC, cette migration n’est pas une faveur faite à l’Afrique, mais une condition de survie pour la légitimité internationale.
Pour étayer son argumentaire, Félix Tshisekedi dont le pays occupe le siège de membre non permanent du Conseil de sécurité, a mis avant le consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte qui, selon lui, traduisent le cri d’unité d’un continent qui exige deux sièges permanents avec tous les privilèges associés, y compris le droit de veto tant qu’il existera.
Par ailleurs lancé, il a mis en garde contre le silence face aux atrocités de masse comme celles qu’elle connaît depuis trente ans, à la suite de l’agression rwandaise.
« Aucun mécanisme institutionnel ne doit paralyser la communauté internationale lorsqu’elle est confrontée à des crimes de guerre ou des génocides », a-t-il averti tout en soutenant l’idée d’une limitation de l’usage du droit de veto dans les situations d’atrocités de masse.
« Le droit de veto doit protéger la paix, pas l’impunité », a-t-il martelé.
Actuellement, seuls les États-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie, 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, disposent du droit de veto.
Co-présidé avec le président français Emmanuel Macron, le sommet Africa Forward a connu la participation de plusieurs Chefs d’Etat dont Paul Kagame (Rwanda), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Abdel Fattah Elsisi (Égypte), Faustin Archange Touadera (République lcentrafricaine), Azali Assoumani (Comores), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Mohamed al-Menfi (Libye), le roi Letsie III (Lesotho), Hakainde Hichilema (Zambia), Mamady Doumbouya (Guinea), Bola Ahmed Tinubu (Nigeria), Joseph Boakai (Liberia), Bassirou Diomaye Faye (Senegal), Mahamat Idriss Déby (Chad), Duma Boko (Botswana), Dharambeer Gokhool (Mauritius), John Dramani Mahama (Ghana) et Daniel Chapo (Mozambique).
Mont Carmel NDEO





























































