Alors que le débat sur un éventuel changement de la Constitution continue de susciter de profondes divergences au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses en République démocratique du Congo, le pasteur Marcello Jérémie Tunasi a choisi de se positionner en faveur de la neutralité.
Dans un message adressé à la nation ce mercredi 24 juin 2026, le fondateur de l’Église La Compassion et figure influente du mouvement des Églises de Réveil en République démocratique du Congo a affirmé son refus de prendre parti dans la controverse qui oppose les défenseurs et les opposants au projet de révision constitutionnelle.
« Choisir un camp contre un autre reviendrait à diviser la famille spirituelle que Dieu nous a confiée », a-t-il déclaré, soulignant son rôle de « père spirituel de tous ».
Selon lui, les fidèles qui fréquentent son église proviennent de divers horizons politiques, allant aussi bien de la majorité au pouvoir que de l’opposition.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs responsables religieux ont déjà affiché leur soutien ou leur opposition au projet de réforme constitutionnelle.
Certains pasteurs des Églises de Réveil se sont montrés favorables à l’initiative portée par la majorité présidentielle, tandis que d’autres ont rejoint les critiques formulées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, qui a récemment alerté sur les risques que pourrait représenter une modification de la Loi fondamentale dans le contexte actuel du pays.
À contre-courant de ces prises de position tranchées, Marcello Tunasi a privilégié un discours axé sur le dialogue, la cohésion sociale et la préservation de l’unité nationale. Il a exhorté les Congolais à faire preuve de responsabilité face aux tensions croissantes autour de cette question.
« Évitons la haine, les divisions et les affrontements inutiles », a-t-il plaidé, appelant les acteurs politiques et les citoyens à privilégier la paix et la concertation.
Cette déclaration illustre les divergences qui traversent aujourd’hui le mouvement évangélique congolais sur la question constitutionnelle, un sujet qui continue d’alimenter les débats au sein de la société congolaise à l’approche d’éventuelles discussions sur l’avenir institutionnel du pays.
HERVÉ KABWATILA




























































