Les Journées scientifiques de Kinshasa consacrées à l’accroissement des recettes de l’État ont pris fin ce jeudi 18 juin 2026, après trois jours de travaux centrés sur la stratégie, la performance et la réforme du système de mobilisation des ressources publiques, placés sous le thème :« L’accroissement des recettes de l’État : innovations, stratégies et résultats ».
Initiée dans le cadre des réflexions menées par la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, cette rencontre avait réuni les parlementaires, les membres du Gouvernement, les experts, les régies financières, les opérateurs économiques et les représentants de la société civile pour réfléchir aux mécanismes susceptibles de renforcer durablement les finances publiques de la République démocratique du Congo.
Ouvert par le Président de la chambre basse du parlement, Aimé Boji Sangara, celui-ci a salué les progrès enregistrés ces dernières années sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, soulignant que les recettes publiques sont passées d’environ 4 à près de 20 milliards de dollars américains, tandis que la pression fiscale est passée de 7 % à 12,5 %. Il a toutefois reconnu que plusieurs défis persistent, notamment l’insécurité dans certaines régions du pays, la prédominance du secteur informel, ainsi que la fraude et l’évasion fiscales.
Dans leurs interventions, l’Administrateur de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises du Congo (COPEMECO), Suzanne Ntumba, a axé sa contribution sur la nécessité d’une réforme fiscale profonde et adaptée aux réalités des opérateurs économiques. Elle a souligné que les PME représentent plus de 80 % de l’activité économique nationale, mais évoluent majoritairement dans l’informel, tout en faisant face à une pression fiscale jugée inadaptée, à la lourdeur administrative et à un accès limité au financement. Il a plaidé pour une simplification du système fiscal et la mise en place d’un guichet unique de recouvrement afin de réduire les tracasseries administratives
Pour la Fédération nationale des artisans, petites et moyennes entreprises du Congo (FENAPEC), à travers son président Jean Pierre Mbuku Mbumba, a insisté sur la structuration du secteur des artisans et PME. Il a appelé à une meilleure organisation du tissu entrepreneurial, à une catégorisation claire des entreprises selon leur taille et leur capital, ainsi qu’à un accompagnement renforcé de l’État en matière de financement et de formation. Il a également mis en avant la nécessité de résoudre les contraintes structurelles freinant le développement du secteur.
À noter que ces travaux ont mis en évidence plusieurs axes majeurs pour l’amélioration des recettes publiques, notamment le renforcement du recouvrement fiscal, l’élargissement de l’assiette, la lutte contre les fuites de recettes et la valorisation des ressources nationales. Les intervenants ont unanimement plaidé pour une gestion plus rigoureuse, scientifique et efficace des finances publiques.
Ces conclusions sont appelées à servir de feuille de route pour des réformes structurelles et concrètes au service de la performance économique et financière de la République Démocratique du Congo.
JAMES KABWE





























































