La députée nationale Dominique Munongo Inamizi, élue de Lubudi est indignée par l’arrestation des agents de la société minière Tenke Fungurume Mining (TFM) au Lualaba sur ordre de la direction générale, qualifiant ces interpellations de violation flagrante du droit de grève formellement garanti par l’article 39 de la Constitution et le Code du travail congolais.
Face aux interventions policières et aux interpellations en cascade visant les leaders du mouvement et le personnel gréviste sur les installations industrielles, l’élue nationale est montée au créneau pour rappeler l’ordre juridique notamment l’atteinte aux libertés syndicales, la criminalisation des revendications.
Pour la Princesse des Bayeke, la grève est un mécanisme légal de revendication sociale. Recourir à des arrestations pour briser la contestation bafoue les principes élémentaires du droit du travail. Elle dénonce l’instrumentalisation des forces de l’ordre pour intimider les salariés, alors qu’un compromis négocié sur les axes prioritaires reste la seule issue légitime pour restaurer le climat social et la reprise durable de la production de cuivre et de cobalt.
Il y a lieu de rappeler qu’au début du mois de juin 2026, les travailleurs de la filiale du géant chinois CMOC (China Molybdenum) ont déclenché un mouvement de grève générale sur le site minier. ils exigent une revalorisation significative du salaire de base, le paiement intégral des heures supplémentaires, l’octroi d’une indemnité de logement décente (30 % du salaire net) et une révision de la prise en charge médicale.
Les employés ont rejeté en bloc la nouvelle convention collective signée entre la direction et la délégation syndicale, estimant avoir été exclus des discussions.
De ce mouvement, 6 agents sont arrêtés en plein travail sur le site par la police des mines et transférés manumilitari à Kolwezi où ils sont incarcérés.
D’autres agents restés sont menacés de renvoi.
JAMES KABWE




























































