De longues files d’attente ont refait leur apparition dans plusieurs stations-service de Kinshasa dans la nuit de lundi à mardi, après plusieurs mois de stabilité dans l’approvisionnement en carburant. La situation, observée dans plusieurs communes de la capitale congolaise, a suscité des inquiétudes parmi les usagers, notamment les conducteurs de taxis et de transports en commun.
Selon des constats effectués mercredi matin, de nombreux automobilistes ont passé plusieurs heures dans les stations-service dans l’espoir de se ravitailler.
Dans certains points de vente, les pompes sont restées inactives durant une bonne partie de la journée de mardi, sans communication officielle sur les raisons de cette perturbation.
« On a constaté depuis dimanche soir que les pétroliers distributeurs ont arrêté de vendre », a déclaré Georges Lofo, chauffeur de taxi rencontré dans une station-service de la commune de Limete. Selon lui, cette situation a fortement perturbé les activités des transporteurs qui dépendent quotidiennement du carburant pour exercer leur métier.
Face à cette situation, plusieurs usagers appellent les autorités à intervenir rapidement afin d’éviter une aggravation des difficultés de mobilité dans la capitale.
« Le ministre Mukoko doit inviter ces pétroliers distributeurs pour trouver une solution. Il connaît ce qu’il faut faire. Tout reviendra à la normale dans la journée », a estimé Fiston Mpongo, chauffeur de bus, qui a choisi de passer la nuit dans la même station-service afin d’être parmi les premiers servis lors de la reprise éventuelle des ventes.
Cette nouvelle tension sur le marché du carburant intervient quelques mois après un épisode similaire observé en mars dernier, lorsque de longues files d’attente avaient été signalées dans plusieurs stations-service de Kinshasa. À l’époque, les autorités avaient assuré que les stocks étaient disponibles et avaient annoncé des mesures pour normaliser la distribution.
Jusqu’à mercredi matin, aucune communication officielle n’avait été publiée pour expliquer les causes exactes de ces perturbations. Les automobilistes espèrent un retour rapide à la normale afin d’éviter des répercussions sur le transport urbain et les activités économiques de la ville.
Les observateurs soulignent que toute interruption prolongée de l’approvisionnement en carburant peut avoir des conséquences immédiates sur la mobilité des habitants, les coûts du transport et le fonctionnement de plusieurs secteurs économiques de la capitale.
HERVÉ KABWATILA



























































