Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a exprimé son soutien total au Dialogue national annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi. Il considère cette initiative comme une « rupture méthodologique inédite » dans la gestion des crises qui ont marqué la République démocratique du Congo au cours des dernières décennies.
Dans une déclaration rendue publique, Vital Kamerhe a estimé que ce nouveau cadre de concertation se distingue des précédents processus politiques en plaçant « le peuple congolais au cœur du diagnostic et des solutions ». Selon lui, cette approche vise à favoriser une implication plus directe des citoyens dans la recherche de réponses durables aux défis politiques, sécuritaires et sociaux auxquels le pays est confronté.
Le président de l’Assemblée nationale est également revenu sur les limites des initiatives antérieures, notamment la Conférence nationale souveraine et les différents accords de paix conclus au fil des années. Il a regretté que plusieurs de ces processus se soient davantage concentrés sur la gestion des conséquences des crises plutôt que sur leurs causes profondes.
« Le pays a trop souvent signé sans transformer en profondeur », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’un changement de méthode afin de parvenir à des réformes durables et à une stabilité politique renforcée.
Vital Kamerhe a par ailleurs rejeté l’idée selon laquelle ce dialogue serait motivé par des considérations politiques ou des pressions extérieures.D’après lui, cette initiative répond avant tout à une volonté nationale de construire un consensus autour de l’avenir du pays.
« Cette démarche ne procède ni d’un artifice politique ni d’une quelconque pression intérieure ou extérieure », a-t-il affirmé, appelant l’ensemble des Congolais à s’approprier le processus et à contribuer à sa réussite.
Pour le leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le Dialogue national constitue une opportunité historique de repenser les mécanismes de gouvernance et de renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par des défis persistants, notamment dans l’est du pays.
L’annonce de ce dialogue continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise, entre partisans qui y voient un cadre de concertation nécessaire et opposants qui s’interrogent sur ses objectifs ainsi que sur les modalités de sa mise en œuvre.
HERVÉ KABWATILA



























































