Au 20e jour de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), provoquée par la souche rare Bundibugyo, le bilan officiel franchit la barre des 381 cas confirmés, 63 décès et touche désormais 3 provinces (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu).
Face à cette situation, déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS, le ministre de la Santé publique, Dr Roger Samuel Kamba, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ont présenté les avancées majeures de la riposte nationale.
Une capacité de dépistage « quasiment à 100% »
Les laboratoires parviennent désormais à tester la quasi-totalité des échantillons reçus et à délivrer les résultats en moins de 24 heures. Cette amélioration repose sur le déploiement de plus de 4 000 kits de dépistage fournis par le CDC Afrique ainsi que le soutien de partenaires internationaux.
Progression du traçage des contacts
Le taux de suivi des cas contacts est passé de 9 % au début de la crise à 55 %. l’exécutif vise à atteindre rapidement les 90 % de traçage pour anticiper et bloquer les nouvelles chaînes de transmission.
Contrôles stricts aux frontières et déplacements
Des contrôles thermiques rigoureux sont actifs dans les aéroports stratégiques, notamment à Bunia (épicentre en Ituri), Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani. Tout passager fiévreux se voit interdire l’embarquement.
Les personnes identifiées comme contacts à haut risque sont formellement interdites de voyager, et leurs identités sont partagées avec les services de transport compétents. [
Enjeux diplomatiques et thérapeutiques
Selon les membres du gouvernement, la RDC conteste fermement les restrictions de voyage imposées par certains pays tiers basées sur la nationalité plutôt que sur des critères purement sanitaires. Contrairement à la souche Zaïre, la souche Bundibugyo ne dispose pas encore de vaccin homologué, ce qui pousse les autorités à concentrer leurs efforts sur la détection précoce, l’isolement en Centre de traitement Ebola (CTE) et les soins de soutien. Le gouvernement a d’ores et déjà débloqué 20 millions de dollars pour appuyer ces opérations d’urgence sur le terrain.
JAMES KABWE



























































