C’est un coup de tonnerre au sein du parti Action pour la rupture et le développement (ARDEV), ce jeudi 04 juin 2026, plusieurs membres de son bureau politique national et hauts cadres viennent de désavoué leur président Jacques Kyabula Katwe, une position qui accentue l’isolement politique de l’ancien gouverneur du Haut-Katanga qui a démissionné de ses fonctions du mois de mai dernier.
Dans une déclaration particulièrement sévère, ils dénoncent une gestion qualifiée d’autocratique, opaque et contraire aux textes fondateurs du parti, allant jusqu’à lui retirer toute confiance politique et organisationnelle.
Les cadres de l’ARDEV accusent également Jacques Kyabula d’avoir fragilisé les relations du parti avec les institutions de l’Union Sacrée de la Nation et d’avoir abandonné l’encadrement des militants.
Pour eux, les choix unilatéraux du président national ont plongé la formation politique dans une crise profonde qui menace son existence même. Cette fronde interne marque une rupture spectaculaire avec celui qui incarnait jusqu’ici l’autorité suprême du parti.
Déterminés à reprendre le contrôle de l’appareil politique, les signataires annoncent la mise en place d’un comité de crise chargé de conduire la restructuration de l’ARDEV.
Dans un message à forte portée politique, ils réaffirment leur loyauté indéfectible envers le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et appellent les militants à la mobilisation générale pour, selon leurs termes, « sauver le parti » et préserver son ancrage au sein de la majorité présidentielle.
En rappel, convoqué à Kinshasa par sa hiérarchie pour s’expliquer sur des déclarations politiques controversées et bloqué dans la capitale, Jacques Kyabula a finalement jeté l’éponge en adressant sa démission au président Félix Tshisekedi.
La gestion courante de la riche province minière du Haut-Katanga a été confiée à son vice-gouverneur, Martin Kazembe, en attendant l’organisation de nouveaux scrutins par l’Assemblée provinciale.
Outre ses propres cadres, la fédération de l’UDPS à Lubumbashi l’avait déjà ouvertement désavoué, l’accusant de favoritisme exclusif au profit de ses proches au détriment de l’alliance au pouvoir.
Bien que Jacques Kyabula ait affirmé dans sa lettre de démission rester loyal à la vision du Chef de l’État au sein de l’Union Sacrée, cette fronde interne fragilise son hégémonie politique dans le Haut-Katanga.
JAMES KABWE

























































