Le député Miguel Kashal Katemb a salué la promulgation de la Loi sur le contenu local en République démocratique du Congo qu’il qualifie d’étape majeure pour consolider la souveraineté économique du pays.
Dans une déclaration faite ce jeudi, le député rend hommage au Président de la République Félix Tshisekedi, qui, selon lui, a « posé les jalons » de cette réforme et a suivi de près le processus, depuis l’initiation jusqu’à l’adoption du texte final.
Ancien directeur général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal souligne que les travaux liés à cette loi, entamés en 2024, ont abouti à un cadre juridique « à grande portée économique ».
De son avis, la réforme offre notamment aux Congolais la possibilité d’accéder à des parts sociales dans les entreprises concernées, en vue d’une participation accrue de la population à l’économie nationale.
Parmi les dispositions mises en avant, il cite :
- un accès à des parts sociales des entreprises à hauteur de 20 à 30 %, au profit des personnes physiques ou morales dans les entreprises dites principales ;
- un droit à des parts représentant 5 à 6 % du capital pour les travailleurs dans les entreprises où ils exercent.
Par ailleurs, il appelle l’ensemble des Congolais à se mobiliser « derrière le Chef de l’État » afin d’assurer la mise en œuvre effective de cet instrument « capital » pour la souveraineté économique de la RDC.
De plus, Miguel Kashal considère que cette réforme place la RDC parmi les nations ayant choisi de bâtir leur développement sur la valorisation de leurs ressources nationales et de leur capital humain. Il cite à titre comparatif plusieurs expériences internationales, notamment :
- les États-Unis et le Buy American Act (promulgué le 3 mars 1933) ;
- l’Inde et le mouvement Swadeshi lancé officiellement le 7 août 1905 ;
- la Chine avec la politique de Réforme et d’Ouverture initiée par Deng Xiaoping le 18 décembre 1978 ;
- le Nigeria et les textes liés au contenu local dans le secteur pétrolier, dont la stratégie NEEDS adoptée en 2004 et le cadre légal renforcé en 2010 ;
- l’Afrique du Sud avec les politiques de Black Economic Empowerment (BEE) développées à partir de 1994 et consolidées par la loi de 2003 ;
- la Norvège, précurseure en matière de contenu local depuis les années 1970 ;
- le Ghana, ayant fait du contenu local un pilier de son industrie pétrolière.
Pour lui, la promulgation de cette loi traduit la volonté du président Tshisekedi de renforcer la capacité des Congolais à contribuer directement aux retombées économiques générées par les secteurs stratégiques du pays.
Bien que cette loi ait été présentée aux deux Chambres du Parlement par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises, elle porte également les empreintes de Miguel Kashal, qui, durant plus de 3 ans à la tête de l’ARSP, a oeuvré d’arrache-pied pour la revalorisation du contenu local afin de générer des retombées positives pour la population congolaise incluant la création d’emplois, le renforcement des capacités locales et la valorisation de l’expertise congolaise.
La Rédaction





























































