Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) , a appelé ce vendredi 26 juin 2026 les militants et sympathisants de sa formation politique à participer massivement au sit-in de l’opposition prévu le 8 juillet prochain devant le Palais de la Nation à Kinshasa.
Cette manifestation, initiée par les forces de l’opposition, vise à exprimer leur rejet de tout projet de modification de la Constitution de la République démocratique du Congo, un sujet qui suscite de vifs débats au sein de la classe politique congolaise.
Dans un message publié sur son compte X, Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel établi.
« Nous considérons que le projet de changement de la Constitution afin de contourner ces dispositions constitue un coup d’État constitutionnel », a-t-il déclaré.
Membre de la Coalition C64, l’opposant estime que les dispositions constitutionnelles en vigueur ne laissent aucune place à une révision visant notamment les clauses relatives au mandat présidentiel. Selon lui, l’article 64 de la Constitution qualifie toute tentative de renversement du régime constitutionnel d’infraction imprescriptible contre la Nation et l’État.
Pour étayer sa position, Martin Fayulu s’est également référé aux articles 219 et 220 de la Constitution. Il soutient que l’article 219 interdit toute révision constitutionnelle pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège, tandis que l’article 220 protège certaines dispositions jugées intangibles, notamment celles relatives à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République.
L’ancien candidat aux élections présidentielles de 2018 et 2023 a, à cette occasion, lancé un appel à la mobilisation citoyenne afin de défendre le respect de la Constitution.
Le sit-in annoncé intervient dans un contexte marqué par des discussions persistantes autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, un dossier qui continue d’alimenter les tensions entre la majorité au pouvoir et plusieurs acteurs de l’opposition.
HERVÉ KABWATILA





























































