Le gouverneur de la province du Maniema, Moïse Kabwankubi est soupçonné de gestion opaque de fonds secrets de recherche, la taxe conventionnelle ainsi que les fonds de solidarité scolaire versés par les parents d’élèves.
Dans ce cadre, le député Amisi Abdallah a déposé à l’assemblée provinciale, une motion pour permettre au gouverneur de justifier l’utilisation desdits fonds.
Toutefois, cette initiative parlementaire divise la représentation provinciale. Lors de la plénière de vendredi dernier, 13 députés ont contesté la légalité de cette démarche dénonçant le non-respect du règlement intérieur encadrant le fonctionnement de l’organe délibérant.
Le député Blaise Bitangalo a accusé le Bureau de l’Assemblée de violer le règlement intérieur en déclarant recevable cette initiative parlementaire alors que sur 22 députés, 13 ont voté contre l’interpellation.
Au-delà de la majorité, l’élu a mis surtout en avant la question de la conformité au règlement intérieur.
« Nous ne sommes pas contre l’arrivée du gouverneur, mais la procédure n’a pas été respectée. L’Assemblée provinciale a un règlement intérieur et quand on ne le respecte pas, on ne peut pas se permettre de faire ce qu’on veut. C’est le temple de la démocratie, et c’est la démocratie qui doit triompher. Le président est notre émanation, et s’il se compromet, il sera sanctionné », a-t-il pesté.
Outre les taxes conventionnelles et les fonds de solidarité scolaire, l’interpellation porte sur la gestion des infrastructures.
Ce vent des tensions entre les exécutifs et les organes délibérants interviennent alors que le Président de la République a récemment ordonné la fin de motions, particulièrement dans un contexte de guerre.
Mont Carmel NDEO




























































